Maladie Fibromyalgie

FIBRO’lettre de… décembre 2010

« La douleur chronique : réalité ou imposture ? » FICHIER PDF

(2 liens en bas de page : « Haro sur la douleur » et « les hôpitaux qui traitent le mieux la douleur »)

Notre vie quotidienne est régulée par la douleur… Douleur dans tout le corps ou dans une partie, niveau de douleurs que nous sommes en mesure de supporter ou pas et alternatives que nous trouvons tous, chacun de notre côté ou avec l’aide de thérapeutes, afin d’atténuer cette souffrance qui nous freine constamment. Il m’apparait opportun en ce mois de décembre, annonciateur de moments familiaux que nous ne sommes pas tous en mesure de vivre de donner quelques explications et clés sur ce thème plus que … douloureux ! Afin de cerner au mieux le sujet, j’ai demandé à Marion Berthelange, personnel médical en soins palliatifs et créatrice du site l’envolée d’or ( http://www.lenvoleedor.e-monsite.com) de nous en dire un peu plus sur la douleur…

La douleur, c’est quoi ?

« Il ne s’agit pas ici de développer un cours complet sur la douleur. Cependant, afin de comprendre certains aspects importants pour son évaluation, il convient d’effectuer quelques rappels.

La douleur se définit comme une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable liée à une lésion tissulaire existante ou potentielle ou décrite en termes d’une telle lésion. Cette définition amène plusieurs notions importantes. Il s’agit d’une notion personnelle intégrant un vécu, une culture et une expression relative à l’intégration de cette valeur par le sujet. On a par exemple coutume de dire que les personnes âgées ne se plaignent pas. Cette absence de plainte liée à une histoire (privations dans des situations extrêmes, guerre, rationnement…) ne signifie donc nullement qu’il n’existe aucune douleur.

La douleur est un signal d’alarme. Ce signal doit servir à réagir pour prendre des mesures conservatoires : retirer une main d’une source de chaleur, repérer et soigner une blessure, adopter une position appropriée (maintenir une fracture par exemple).

Il existe quatre types de douleurs :

La douleur nociceptive. Une blessure provoque un signal, lequel est envoyé au cerveau via le système nerveux. Ce sont les douleurs les plus répandues. Aigües ou chroniques, on les rencontre de façon courante (coups, brûlures, fractures…),

La douleur neuropathique. C’est le système de transmission lui même qui est lésé. On parle souvent de névralgies car ce sont les « nerfs » eux mêmes qui provoquent la douleur (neuropathies du diabète, douleur post amputation). Les séquelles de zona sont typiques de ce type de douleurs. Ces douleurs étaient anciennement nommées de désafférentation ou neurogènes),

Les douleurs idiopathiques. Ce sont toutes les douleurs dont les mécanismes sont mal connus (fibromyalgies, douleurs myofasciales).

Les douleurs psychogènes. Elles sont vécues et ressenties comme toutes les autres, mais générées par le psychisme (deuil, traumatisme). Ces douleurs ne doivent pas être négligées et la somatisation de certains états d’esprit peut avoir des répercussions physiques importantes. L’hypnose est un excellent contre exemple. Lorsque l’esprit est occupé et porte son attention sur un point éloigné de la douleur, celle-ci peut être diminuée voir totalement oblitérée.

On peut bien entendu retrouver les quatre types de douleurs chez la même personne.

Identifier le mécanisme initial de la douleur est très important. Chaque type de douleur nécessite un traitement adapté. Les morphiniques par exemple, ne sont d’aucune efficacité sur les douleurs neuropathiques (inefficaces sur les migraines par exemple). Dans certains cas, une prise en charge psychologique peut permettre de calmer plus efficacement une douleur qu’un traitement allopathique « classique ». Nous avons vu que la douleur est une expérience personnelle. Par conséquent, personne ne sera mieux placé que le patient pour évaluer et exprimer sa douleur. C’est donc lui, avec l’aide des soignants et de leurs outils qui pourra dire si la prise en charge est efficace ou non. Il existe cependant des situations ou l’hétéro- évaluation (= évaluation par les praticiens et non par la personne elle-même) ne pourra pas être évitée. Par opposition à la douleur aigüe, la douleur chronique dure depuis plus de trois mois et cela quelle que soit son intensité. »

La douleur chronique : l’identifier, l’évaluer…

Liens :

Article « Haro sur la douleur » paru dans l’Est Républicain de juillet 2010

Article de l’express « les hôpitaux qui traitent le mieux la douleur ». Au delà du classement basé sur les moyens mis en oeuvre et les initiatives, et bien loin des réalités de terrain, l’express propose :

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5 Commentaire

  1. ferro assunta dit :

    je vous remercie patricia pour votre lettre,ça m’a beaucoup aidée psycologiquement de savoir qu’on n’est pas seule et donc qu’on est comprise,je vous remercie beaucoup pour votre lettre,j’éspère en recevoir d’autres et aussi si vous pourriez me renseigner si il y a des groupes de paroles pour la fibromyalgie pas trop loin de bernissart,je vous remercie encore,à bientot assunta.

  2. Jenny dit :

    Merci ma belle pour ta fibro lettre
    et je te souhaite tous mes meilleurs vœux
    2011 de santé, bonheur, paix, sérénité, amour, travail et argent

    Je te fais de gros bisous

  3. valerie lefebvre dit :

    bonne et heureuse annee 2011 a vous pour moi les douleurs reviennent de plu belle et cette fatigue permanente pourriez vous me dire si vous etes en contact avec des personnes habitants l oise svp merci beaucoup bonne journee

  4. MARTINE PASTOR dit :

    meilleure santé pour 2011 nous en avons tous(tes) besoin.
    au cas où mon expérience pourrait servir, voici ce que j’ai tenté seule: abandon du lyrica, séances de shiatsu hebdomadaire (après la 4è je me sens beaucoup mieux!) j’entamerai peut-être 1 psychothérapie de groupe basée sur la confiance en soi prescrite il y a +3 mois par un psy. Or trop peu de participants inscrits à ce jour m’a t-on dit.
    il y a 1 an que j’attends d’être prise en charge psychologiquement et n’ai aucune prescription médicale pour me faire dormir (ni par med. trait., ni par psy.) j’en suis réduite à l’auto médication en piquant le bromépazan de mon mari.
    je pense être sur la bonne voie car j’accepte désormais tout évènement dont je ne suis pas à l’origine. à chacun son astuce. cordialement

  5. Patricia dit :

    Martine,
    je profite de ce message pour dire à tous ceux qui liront ces échanges qu’il faut effectivement prendre du recul par rapport aux événements. Il faut prendre en compte que notre cerveau ne fait aucune différence entre la réalité et la fiction ; un événement grave ou peu grave… Seule notre façon d’appréhender les « choses » en relativisant fera que nous n’en mettrons pas une couche supplémentaire sur nos douleurs… Tout ceci est un sujet très important sur lequel il me faudra revenir…
    Vous avez eu le courage d’arrêter seule votre lyrica, super ! Avez-vous pensé à détoxiner votre corps de ces produits ingurgités ? Vous pouvez trouver dans tous les magasins diététiques de produits qui permettent justement une détoxination.
    Je suis fort désolée mais non étonnée de la mauvaise prise en charge dont vous êtes victime concernant une prise en charge psychologique. Les groupes de paroles entre malades (par forcément tous des fibromyalgiques) permet effectivement de progresser.
    Continuez sur la voie que vous vous êtes fixée… prendre sa santé en mains est une clé de réussite indéniable. Soutien à vous.

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