Maladie Fibromyalgie

FIBRO’lettre de… février 2012

« Débrouillez-vous, chère patiente ! »

Lire la suite en PDF

Mardi 31 janvier, une jeune femme me  commande mon journal. Dans un second temps, elle me fait part de son désarroi de ne pas être prise au sérieux par le médecin-conseil, qui sous-entend, évidemment, que la fibromyalgie n’existe pas ! Son désespoir est tel qu’elle me parle suicide… A l’instant, je ne peux me résoudre à l’abandonner ainsi, en détresse… Troisième temps, elle m’envoie un message sur mon portable « Je vous remercie. J’ai bien reçu votre numéro de tél. et je suis très reconnaissante et très touchée par votre geste. (…) Ça me fait très bizarre de voir que quelqu’un s’intéresse à mon cas. Merci beaucoup. A bientôt ». Mais ce que je vous expose là est bien connu de certain(e)s parmi vous.

Que pensez de ces praticiens qui font un si grand mal à des personnes en état de faiblesse ? Qu’induit le fait de rejeter ainsi le patient ? Qu’en est-il de cette bienveillance humaine ?

Vous avez dit « praticien » ?  

Le plus grand médecin de l’Antiquité, Hippocrate (377 av JC) et son fameux serment aurait de quoi se retourner… « Son système repose sur l’altération des humeurs de l’organisme » et son éthique est bien centrée sur le respect de l’individu et la prise en compte de son ressenti… Alors que les praticiens dont les médecines sont officiellement reconnues bafouent le malade fibromyalgique, au-delà de la reconnaissance de cette pathologie par l’OMS, ceux de thérapies alternatives remettent justement l’homme au milieu de leur propre problématique.

Juste un conseil à vous donner…  Mon ex-médecin généraliste avait réussi à ma prise en charge pour un burn-out et au final à m’aider à me sortir de la dépression… m’accordant beaucoup de temps – malgré la simple consultation à vingt euros –. Au-delà de lui avoir exprimé mon remerciement à cette période de ma vie, je l’ai remplacé lorsqu’il n’a pas accepté mon opposition aux traitements allopathiques qu’il me faisait ingurgiter… et qui n’amélioraient nullement mon état alors rendue dans les rangs des fibros !
Alors qu’Isabelle me confiait son désespoir, comme d’autres d’ailleurs, il me semble impensable, lorsqu’ « on » dit « vouer sa vie » au service des autres, d’opposer des arguments reposant sur une méconnaissance de la pathologie, sur l’absence – il est vrai – de marqueurs identifiables par des analyses. Cette attitude est irrecevable. Le respect de la personne humaine doit emprunter un chemin d’écoute, d’entraide, et de thérapies respectueuses du corps.

« Toi, patient, dégage ! »   

Cette simple phrase pourrait résumer le comportement de nos chers médecins – du moins certains –. Puisqu’avec cette pathologie, nous nous retrouvons déjà incompris de nos proches, de nos amis, des différents acteurs au sein de notre travail, ne nous exposons pas au rejet complet du médecin. Consultez-le qu’en cas de nécessité ! Un seul bémol toutefois et pas le moindre… La reprise en mains de votre corps passe parfois par un arrêt de quelques semaines à quelques mois et là, sans médecin allopathique, pas d’arrêt ! Injuste société où la liberté de soins ne nous est pas donnée !
Un conseil donc : laissez-vous prescrire ce que le bon médecin conventionnel veut vous voir ingurgiter… Placez les dits médicaments dans un sac que vous rendrez quelques mois plus tard à différents pharmaciens, histoire que ça profite à d’autres… Arrêtez-vous pour dépression réactive suite à une fibromyalgie très éprouvante… Et prenez vous en charge en écoutant votre corps : thérapies cognitives, naturelles… Demandez aussi au bon médecin conventionnel de vous prescrire du kiné – massages, mouvements en piscine et ré-entraînement à l’effort si besoin –. Et lorsque vous aurez constaté, comme moi, que par ce chemin, vous recouvrez progressivement votre corps, votre « moi », dans le respect de chacun – sauf celui du bon médecin allopathique qui ignore ce que vous faîtes ! – alors remerciez vous d’avoir pris une sage décision. Mais comme il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain – à en croire le proverbe ! –, regardez également dans votre région s’il existe à l’hôpital, des groupes de parole, des thérapies qui pourront aussi vous aider et qui sont prises en charge – hypnose, …

Lire la suite en PDF

1 commentaire

  1. marie-renée frayer dit :

    bonjours,
    je viens de trouver votre site, je suis malade depuis 2002, j’en bave, je ne peut plus rien faire, je ne peut plus sortir, j’ai quand même gardé mon travail à 29h (travail de bureau) et justement en ce momment je me retrouve confrontée avec nos fameux médecins généralistes qui vous gavent de médicaments (anti douleur (exprim, morphine) anti inflammatoire anti dépression) en fait j’ai pris la décision de me tourner vers les médecines parallèles, j’ai rencontré un ostéopathe sur annecy qui me demande des examens de sang et de selles très élaborés car cet personne a besoin de vérifier des points bien précis, par contre l’ostéopathe ne peut pas prescrire l’ordonnance donc j’ai demandé à mon médecin et à mon homéopathe mais ils refusent catégoriquement de prescrire des examens de ce type ils pensent que c’est inutile donc si j’avais un tout petit espoir celui ci est réduit à néant je ne sais pas comment faire, je désespère voilà où j’en suis après tant d’années de souffrances. merci de m’avoir écoutée à bientot MR

Laisser une réponse