Maladie Fibromyalgie

FIBRO’lettre de… Mai 2011

Ayez la FIBRO’attitude en Mai…

Lire la suite FIBRO lettre_MAI_FIBRO’attitude

Mai, son beau muguet… et le dicton « en mai, fais ce qu’il te plait ! »… Au-delà de vouloir faire ce qu’on aimerait, la question demeure : le puis-je réellement ? Cette question est lourde de sous-entendu(s), d’interprétation(s) et de questionnements à d’autres plans… Effectivement, il faut toujours garder à l’esprit que ce que l’on voit n’est pas toujours réalité, que ce qu’on entend ne signifie pas vérité… et que celle-ci est différente d’une personne à l’autre… La fibromyalgie a cela de pervers qu’elle fait défaillir notre système émotionnel. Mais il en est de même pour toutes les maladies relatives au système nerveux central… Donc, juste un petit appel à être… plus… chut, je vous le dirai plus loin !

Ainsi, à midi, une femme dans sa berline, stoppée au feu rouge, jette son mégot par la fenêtre de la voiture. Là, c’est bien la réalité… et dure réalité que celle qui montre oh combien cette terre nourricière est mal traitée… Elle pouvait faire autrement me murmure une petite voix… oui bien sûr, toutes les voitures sont équipées de cendriers. Elle ne veut certainement pas le remplir pour éviter de devoir le vider, le nettoyer… Jugement de valeur que celui-ci. Elle fait tout simplement comme ça parce que sa fenêtre est ouverte et que c’est un réflexe que de jeter sa cigarette sur le sol, sans devoir l’éteindre. Pour éviter d’avoir les yeux autre part que sur le feu tricolore. Oui jugement de valeur mais les cendriers sont prévus pour ça !
A 12h30, à la caisse d’un supermarché, deux hommes discutent en attendant leur tour devant celle qui justement est prioritaire pour les personnes handicapées. D’ailleurs, elles sont bien mal identifiées ces caisses. Dure réalité car je ne les ai pas vues…
– on va peut-être devoir laisser passer si un handicapé arrive…
– on verra bien. Remarquez il y a de plus en plus de gens qui l’ont la fameuse carte. C’est vrai d’ailleurs qu’il faut pas grand-chose pour l’avoir…
Réalité du double jugement de valeur… Penser que cette carte est facile à avoir et penser que les personnes qui l’utilisent sont contentes de le faire. Ne seraient-elles pas plus heureuses d’attendre leur tour à une caisse pendant une heure ?

Dans le même temps, en Ethiopie, Annala pleure… sa mère vient juste de terminer le sac de riz remis par une O.N.G.. Elle va devoir la faire patienter en lui faisant ingurgiter un peu de terre mélangée à un peu de riz… Juste pour que son petit ventre ne réclame pas. L’O.N.G. devrait repasser d’ici  cinq jours. Dure réalité que celle de la misère, de la faim dans le monde ou du moins dans certains pays du monde… Dure réalité que celle de constater que dans l’hémisphère nord, on souffre plutôt d’obésité alors que dans le sud, on crève de faim !

A Singapour, Niem-Li fait le trottoir comme tous les soirs. Elle a tout juste 16 ans et pas le choix. Son père est mort alors qu’elle n’avait pas dix ans. Sa mère fait comme elle peut pour élever ses trois frères plus jeunes qu’elle. Elle met la main à la pâte avec ce qu’elle sait faire… ou du moins ce qu’elle est capable de vendre. Il faut dire aussi que les occidentaux aiment bien les jeunes filles en fleur ! Et Niem-Li est plutôt ravissante. Dure réalité que celle de la prostitution des enfants dans certaines parties du globe. Jugement de valeur de croire que la mère peut forcément faire autrement. Vu depuis un pays comme la France, ça semble logique mais sur place, on est loin du compte !

Ali a plus de chance… il est né au Maroc et aide sa famille dans les champs… Jugement de valeur : qui peut réellement savoir qui a de la chance et qui n’en a pas ? Et d’ailleurs, qu’est-ce avoir de la chance ? Sa sœur travaille dans la station balnéaire la plus proche ; beaucoup d’américains et d’européens y viennent. Elle se fait de gros pourboires ; c’est sûr ces blancs là, ils ont du fric. Jugement de valeur : tous les touristes qui fréquentent les pays africains n’ont pas les poches bien pleines ; certains y vont même pour sauver d’autres vies petit Ali. Le grand-frère quand à lui, fait pousser en toute légalité quelques herbes prohibées dans certains pays… dans les mêmes justement d’où viennent ces bons touristes.

Le matin se lève en Amazonie. Yamanata de la tribu des Jivajos joue avec les autres enfants sur la petite place du village. Mais les adultes ont l’air grave. Il faut dire que tous ces arbres à palme plantés par un industriel européen leur rendent la vie plus difficile. Le chef du village dit qu’ils vont bientôt devoir changer de lieu d’habitation. Pourtant, sa tribu est ici depuis des générations.

Lire la suite FICHIER PDF

Retour FIBRO’lettre

Laisser une réponse